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Le sommeil de bébé entre 6 et 18 mois  évolution, difficultés et accompagnement parental


Comment évolue le sommeil de votre enfant entre 6 et 18 mois ? 


Entre 6 et 18 mois, le sommeil de votre bébé évolue énormément — et, bonne nouvelle, il devient peu à peu plus prévisible et structuré. Son horloge biologique se régule, ses cycles de sommeil s’allongent et s’enchaînent de manière plus stable, ce qui permet souvent des nuits plus longues et plus calmes.

Sur le plan physiologique, la taille de l’estomac augmente et la maturation digestive s’améliore. Le lait maternel ou infantile consommé en journée couvre progressivement les besoins énergétiques de l’enfant, surtout lorsque la diversification alimentaire est bien amorcée. Cela rend possible, pour certains bébés, un espacement naturel des tétées nocturnes ou même un sevrage nocturne progressif. Bien sûr, chaque enfant évolue à son rythme : un bébé allaité peut encore avoir besoin d’une tétée la nuit jusqu’à ce que ses repas solides soient bien établis midi et soir, souvent autour de 9 mois.

Côté siestes, les changements sont tout aussi visibles.

  • Entre 6 et 8 mois, la plupart des bébés ont encore trois siestes par jour : une le matin, une en début d’après-midi et une courte en fin de journée.

  • Vers 8 à 10 mois, la sieste de fin d’après-midi devient plus courte ou disparaît, et le rythme passe à deux siestes quotidiennes.

  • Enfin, entre 14 et 18 mois, beaucoup d’enfants commencent à se contenter d’une seule sieste, généralement après le repas de midi. Cette transition se fait en douceur : certains enfants alternent encore entre deux et une sieste pendant plusieurs semaines avant que le nouveau rythme ne s’installe vraiment.

Ces évolutions constituent des repères et non un cadre rigide à respecter. Chaque bébé suit son propre rythme, influencé par sa croissance, son tempérament, son alimentation et son environnement. L’essentiel est de soutenir un rythme de sommeil régulier et cohérent, tout en respectant les besoins physiologiques de votre enfant.

Les difficultés que vous pouvez rencontrer


Même lorsque les nuits commencent à se stabiliser, il est normal que le sommeil de votre enfant traverse des phases plus agitées. Elles reflètent des périodes de développement intense où le corps et le cerveau travaillent énormément.

Les poussées dentaires sont souvent une première source d’inconfort : gencives sensibles, douleur, parfois fièvre légère, ce qui complique l’endormissement et fragilise les siestes. Les petits maux (rhume, otite, toux) perturbent aussi le sommeil en raison de l’inconfort ou d’une respiration moins aisée.

Les acquisitions motrices (se retourner, ramper, s’asseoir, se mettre debout, marcher) ont un impact majeur. Durant ces étapes, le cerveau est en activité intense et beaucoup d’enfants ont envie de continuer à pratiquer leurs nouvelles compétences, y compris au moment du coucher : ils s’agitent, se relèvent, luttent contre le sommeil pendant quelques semaines.

Vers 8–10 mois, l’angoisse de séparation peut apparaître : l’enfant comprend que ses parents peuvent s’absenter et réclame davantage de proximité. Cela se manifeste par des pleurs au coucher et/ou des réveils nécessitant une présence rassurante. Cette conscience de la séparation pourra ensuite se manifester par pics plus ou moins intenses à 12 mois, 18 mois, 24 et 30 mois.

Plus tard, autour de 18–24 mois, peuvent survenir des peurs du noir ou parfois des terreurs nocturnes (plutôt après 2 ans). Avant cet âge, ces phénomènes restent peu fréquents, même si certains enfants présentent déjà une sensibilité émotionnelle accrue.

Ces périodes sont temporaires. La clé sont la constance, la cohérence et la proximité afin de lui apporter de la sécurité, de la confiance et l'aider à retrouver un rythme plus paisible une fois la phase passée.


Quand consulter un professionnel du sommeil de l'enfant ? 


Il est parfois difficile, pour des parents épuisés, de savoir quand la situation dépasse la simple phase de développement. Consulter une consultante en sommeil peut aider à comprendre ce qui bloque et à retrouver un cadre serein.

Voici quelques situations où un accompagnement peut être bénéfique :

  • Les coucher sont longs et difficiles, cela se fait avec beaucoup de pleurs.
  • Il ne s’endort qu’au sein, au biberon ou dans les bras et ne parvient pas à trouver le sommeil autrement.
  • Votre enfant ne fait pas de nuits complètes. 
  • Il se réveille plusieurs fois par nuit et a besoin de votre présence pour se rendormir.
  • Il réclame encore plusieurs tétées nocturnes.
  • Il perd souvent sa tétine et a besoin que vous veniez la remettre pour se rendormir.
  • Les endormissements sont très longs (plus de 30–45 minutes malgré la fatigue).
  • Vote enfant a de longues phases d'éveil la nuit.
  • Votre enfant se réveille très tôt le matin (avant 6 h), de manière récurrente.
  • Il finit régulièrement la nuit dans le lit parental car les réveils sont trop fréquents ou trop épuisants.
  • Le cododo devient difficile à gérer (nuits agitées, multiples réveils, fatigue parentale importante) et vous ne savez pas comment aborder une transition douce vers le lit de bébé, dans sa chambre.
  • Les siestes sont compliquées.



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